Jean CARZOU
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Syrie
1907 - 2000
Surréalisme
CARZOU Jean

1907 Naissance de Carzou
1930 Première exposition au Salon des Indépendants
1939 Première exposition particulière à Paris
1957 Exposition "l'Apocalypse", Paris
1958 Exposition "Escales", Paris
1959 Première exposition à New York chez Wildenstein
1963 Exposition "Lumière d'été", Paris
1986 Inauguration du Musée Carzou à Vence
2000 Décès de Carzou

Son oeuvre a été récompensé par de nombreux prix :
Prix Hallmark en 1949-52-55
Grand Prix de l'Ile de France 1954
Prix de l'éducation Nationale du Japon 1955
Grand Prix de la biennale de Bruges 1955

Réalise de nombreux décors pour le théâtre et l'opéra
Son oeuvre gravée et lithographiée est très importante et a donné lieu à l'édition d'un catalogue raisonné.

Carzou a illustré de nombreux ouvrages de bibliophiles : Hemingway, Audiberti, Camus, André Maurois, François Mauriac, Jules Verne, Rimbaud, Shakespeare, etc...

Ses toiles se trouvent dans de nombreux musées : Musée National d'Art Moderne, Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris, Musées de Rouen, Marseille, Le Havre, Le Caire, Alexandrie, Kansas City, Adelaïde, Djakarta etc...

Des lignes, des multitudes de lignes, toujours admirablement maîtrisées et qui pourtant se frôlent, s'incurvent, se croisent, se superposent, s'espacent, s'arrêtent, s'amusent ou se torturent sur des fonds admirables où les camaïeux ont des mouvances fascinantes, le crayon de Carzou où la pointe commence ses mouvements aérés d'où va naître, belle et pure, l'image d'un paysage aimé, d'un être attachant.
Artiste sensible, Carzou quitte sans cesse le monde du réel pour celui du rêve. Sa palette, parée de tons raffinés, anime et magnifie chacune de ses compositions. Poète visionnaire, il donne son interprétation très personnelle de sa perception du monde.
Carzou a su se former un style bien à lui, reconnaissable entre tous dans son écriture et dans l'univers qu'il crée. Il est de ces poètes qui transmuent les choses sur lesquelles se posent leur regard. Il n'invente pas un monde, il transforme celui où nous vivons. Le temps est arrêté, suspendu en quelque sorte, figé dans une lumière inconnue, venue de partout et de nulle part. Le crayon du lithographe se transforme dans sa main en une baguette magique de sorcier poète.
Intemporel, loin des modes, l'écriture et l'univers très personnels de Carzou risquent de durer encore longtemps lorsque bien des oeuvres avangardistes auront depuis longtemps disparu.

 

 

 

Jean CARZOU
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Syria
1907 - 2000
Surrealism

CARZOU Jean

Jean Carzou, 1907-2000
Internationally renowned artist Jean Carzou, whose works graced the novels of literary giants like Ernest Hemmingway, adorned Paris opera houses and captured the passion of saints on chapel walls, died August 12, 2000 in Perigeaux, France. Carzou, who was a member of France's Academie des Beaux-arts and decorated with the National Order of Merit was 97 years old.

Born Karnik Zouloumian on January 1st, 1907 in Syria to an Armenian family, Carzou later created his name from the first syllables of his name and surname. Becoming a world traveler at an early age, Carzou was educated in Cairo Egypt before moving to Paris in 1924 at the age of 17 to study art and architecture in earnest.

Despite changing his name to the more Parisian moniker "Jean Carzou", the artist remained close ties to his Armenian heritage, and was ever mindful of his people's all-to-frequent political struggles and sufferings. Politics ultimately became one of the young artist's first means of support, when he abandoned the pursuit of architecture for the fine arts, and resorted to working as a street artist, doing caricatures and portraits to support himself and his studies. The caricatures became popular, and Carzou soon found his sketches of politicians and public figures published in Paris newspapers.

Carzou mastered a number of mediums, though his line drawings and engravings would become well known as illustrations for some of the 20th century's most revered writers, including Hemingway, Albert Camus, Ionesco and Rimbaud. Carzou produced stunning work of painted glass and porcelain, in pencils, gauche and pastels as well as oils, often choosing to work on textured or irregular fabrics and papers rather than traditional canvas. One of the artist's master works, completed in his 80s, was the Apocalypse of Saint Joan in the Chapel at Manosque in Vaucluse, France, which depicted not merely the passion of the saint and national hero, but the ravages of war.

Carzou, like his contemporaries Hemingway, Dali, and Picasso (though in an interview the artist criticized Picasso for being "vulgar") was part of a generation that witnessed many wars. Haunted to the point of obsession by the horrors he had witnessed, Carzou's work went through a period where the artist seemed to be desperate to remind the world of the holocausts past, perhaps in warning. His work on the Chapel de Manosque, one of the oldest churches in France, became his own fitting tribute when it was dedicated as the Museum de Jean Carzou in 1995.

Carzou's diverse talents were employed often by some of the most celebrated stages in Paris, and throughout the 1950s his set and costume designs appeared at the Comedie Francais as well as Paris Opera. Carzou also enjoyed sharing his art as an educator with the Paris Institute of Fine Arts, and he saw the establishment of the Carzou Foundation in 1991, at the age of 84.

Over the course of his long career, which began with his first formal exhibition in 1939, Carzou received many honors throughout the world, including 3 Hallmark Prizes for painting, Japan's Education Prize, Brussells' Grand Prize of Europe, and the Grand Prize of the Ile de France. In 1976 Carzou became the first living artist to have his work appear on a French postage stamp.

Jean Carzou, who remained active in his work and the management of his collections which now have permanent homes in America, Great Britain, Egypt, Japan and his adopted homeland, France, died of conditions attributed to old age in Perigeaux on August 12, 2000.Jean Carzou was preceded in death by his wife, Nané Carzou in 1978, and is survived by their only child, writer Jean-Marie Carzou.

 

 

 

 

Jean Carzou

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Jean Carzou, de son vrai nom Garnik Zouloumian est un peintre, graveur et décorateur français d'origine arménienne, né à Moligt, près d'Alep (Syrie) le 1er janvier 1907 et mort à Périgueux (Dordogne) le 12 août 2000.

Biographie [modifier]

Jean Carzou (Capture d'écran d'une vidéo de l'Encyclopédie audiovisuelle de l'art contemporain)

Il étudie d'abord chez les Pères maristes. En 1924, ses brillants résultats scolaires à l'école Kaloustian du Caire (Égypte) lui valent une bourse de la communauté arménienne.

Après une longue carrière de peintre, graveur et décorateur de théâtre, il s'était lancé, âgé déjà de 83 ans, dans une gigantesque Apocalypse dont il avait paré les murs de l'église de la Présentation à Manosque (Alpes-de-Haute-Provence). Non pas l'illustration littérale de l'Apocalypse de Saint-Jean, mais « le climat de notre époque » peuplée d'horizons dévastés, de navires embrumés, de rails enchevêtrés et de blockhaus traduisant sa hantise de la guerre et de l'holocauste. Il y a notamment réalisé un superbe portrait de femme-arbre au visage de Madone, délivrant au monde un message d'éternelle humanité.

Il rejoint Paris pour des études d'architecture. À l'approche des années 1930, il « fait des ronds, des carrés » à Montparnasse. Il vivote grâce à ses caricatures d'hommes politiques publiées dans la presse et à ses dessins sur tissus. Il peint « loin des écoles », faisant l'expérience nécessaire à l'aboutissement de ses personnages de « peintre-artisan » comme il se nomme.

Depuis 1939, il a organisé plus de cent expositions particulières de ses œuvres à Paris, en province et à l'étranger. Il participe aussi à plusieurs expositions officielles organisées par la France hors d'Europe, et reçoit le prestigieux Prix Hallmark à trois reprises (en 1949, 1952 et 1955).

Ses expositions les plus marquantes auront ainsi pour thème « Venise » (1953), « L’Apocalypse »(1957), « Figures rituelles » (1968) et jusqu’à « Versailles » (1994). Depuis son arrivée à Paris jusqu'en 1992, il a exposé au Salon des Artistes Indépendants, société d'artistes à laquelle il avait adhéré dès 1929, dont il est devenu sociétaire le 11 février 1941, envers laquelle il marquait un grand attachement et à laquelle il a été fidèle jusqu'à la fin de ses jours alors qu'il connaissait la célébrité.

Carzou ne se contente pas de peindre des toiles bleues et singulières. Il enchâsse ses tableaux et ses aquarelles dans des médaillons de velours ou de papiers dentelés. À certains critiques d'art qui le qualifient de « décorateur », il lance « vous aurez de la peinture mais aussi du théâtre ». En 1952, sa réalisation du décor et des costumes pour l'acte des Incas des Indes galantes de Jean-Philippe Rameau à l'Opéra national de Paris le révèle au grand public. Il enchaîne avec Le Loup (1953) pour les Ballets de Roland Petit. Giselle (1954) et Athalie (1955) ravissent les spectateurs de l'Opéra et de la Comédie-Française.

En 1977, Carzou dessine lui-même son épée d'académicien avant de faire son entrée à l'Institut des Beaux-Arts au fauteuil de Jean Bouchaud. Pourfendeur du laxisme de la société moderne en général, et du cubisme en particulier, il estime que Picasso est « une personnalité qui ne fait pas de la peinture »[1]. Seuls Claude Lorrain, Watteau et Dali sont, selon lui, « de grands peintres ». Il achète aussi des œuvres de ses collègues peintres figuratifs, et notamment de Maurice Boitel à la galerie Drouet, Faubourg Saint-Honoré, au début des années 1980.

Auteur d'une importante œuvre lithographique et d'illustration (Les Illuminations de Rimbaud) et de tapisseries, décorateur de chapelle de l'église du couvent de Manosque devenue Fondation Carzou en 1991, l'artiste a vu son œuvre consacrée en 1986, à Vence (Alpes-Maritimes), avec l'ouverture d'un musée à son nom, mais qui sera fermé quelques années plus tard.

Père du réalisateur de télévision Jean-Marie Carzou, grand-père de l'écrivain et journaliste Louis Carzou, Jean Carzou était veuf de Nane (Jeanne Gabrielle Blanc), décédée en mars 1998.

Il était Officier de la Légion d'honneur, Commandeur de l'Ordre national du Mérite et Commandeur de l'Ordre des Arts et des Lettres.

Il est décédé le 12 août 2000 à Périgueux, à l'âge de 93 ans. La France, la Grande-Bretagne, les États-Unis, le Liban, l'Égypte, le Japon ont accueilli plusieurs de ses expositions d'encres, de crayons, de gouaches ou de pastels étranges.

Carzou devenu parisien a déménagé à diverses reprises, habitant successivement :34, rue Desnouettes 15e - 2 rue Gustave Larroumet 15e - 40 rue des Jeûneurs 2e - 16 rue Théophraste Renaudot 15e - 6 rue Léon Séché 15e - 26 rue de la Sablière 14e - 23 rue des Plantes (14) -

Ses principaux ateliers étaient situés au 26 rue des Plantes (Paris 14), 228 Boulevard Raspail (Paris 14) et 235 Boulevard Jean Maurel à Vence (06)

Notes et références [modifier]

  1. Lors de son discours d'inauguration à l'Académie, Carzou s'en prend violemment à l'Art moderne. Son successeur Zao Wou Ki résume : Jean Carzou savait, lorsque cela lui semblait nécessaire, affirmer et défendre ses idées. Il a exposé, dans ce discours, une vision apocalyptique de l’avenir au travers de ses réflexions sur la peinture. Il a pointé d’un doigt accusateur Cézanne et Picasso. Il les a rendus directement responsables d’une libération de la peinture qu’il considérait trop grande, à tel point, qu’elle risquait en quelque sorte de s’autodétruire. Pour ce peintre-artisan, les avant-gardes développées autour des années cinquante sont trop éloignées de cette grande tradition française à laquelle il était si attaché. (Académie des Beaux-Arts, séance du 26 novembre 2003, discours d'installation de Zao Wou Ki)