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 Paul DELVAUX
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Belgique
1897 - 1994
Surréalisme

DELVAUX Paul

Né le 23 septembre 1897 à Antheit (Belgique). Décédé à Furnes (Belgique), 20 juillet 1994
Célèbre peintre et graveur belge.
D'une facture classique, ses toiles se rattachent à un surréalisme onirique (Gares, trains, Pygmalion, ….).

Son milieu familial bourgeois demeure réticent aux goûts que manifeste le jeune Paul Delvaux pour la peinture mais il accepte la voie de l'architecture, à l'Académie des Beaux-Arts de Bruxelles (1916-1917). Cependant, la vocation de Delvaux est ailleurs...

De 1920 à 1927, années où Paul Delvaux s'initiait aux paysages: "La gare du Quartier Léopold", "La Meuse à Engis", "La Mare aux grenouilles"…
Il participe à la vie artistique (expositions, revues, le groupe Sillon, rencontres...) et peint ses premières gares (1922)
A partir de 1927 apparaissent les premières compositions libres telles: "La Dame rose" et "Le paravent", compositions influencées par les expressionnistes belges comme Gustave De Smet, Constant Permeke et même James Ensor, il fait la connaissance de René Magritte.
A Paris, Paul Delvaux découvre l'oeuvre de Giorgio de Chirico, précurseur du Surréalisme.
Après une période impressionniste, il évolue vers une période expressionniste que confirme la révélation d'une rétrospective Permeke (1930). Mais c'est l'exposition surréaliste du Minotaure (1934) avec Magritte, Ernst, Dali et surtout de Chirico qui lui fait prendre conscience d'un nouvel univers où le rationnel, les conventions, les interdits sont, sinon abolis, du moins détournés par les voies de la poésie, de l'imaginaire, du symbole aussi, et par lesquelles Delvaux trouvera à la fois un exutoire à son anxiété et le miroir fidèle de son discours intérieur. Influencé par Magritte, par Dali, par Ingres, sa personnalité s'affirme néanmoins authentique et nouvelle, traversée de thèmes et d'éléments récurrents.

Progressivement, il se dégage de ces tendances extérieures et aborde, avec sa propre personnalité, de grandes compositions òu l'architecture prend une place importante, et dans laquelle l'artiste installe le personnage clef de son œuvre : La Femme. "Les noeuds roses" (Musée d'Anvers), "Le cortège en dentelles" (Hanover, Landsmuseum).

Tout jeune à l'Athénée de Saint-Gilles à Bruxelles, Paul Delvaux découvre, dans le musée de l'école, des squelettes et est vivement impressionné, lorsque plus tard et après en avoir fait de nombreuses esquisses au musée d'histoire naturelle, il introduit le squelette dans son oeuvre, non pas comme une représentation macabre, mais au contraire comme un sujet réel et expressif auquel il donne vie et cela dans de nombreuses compositions de grande intensité: "La mise au tombeau", "Crucifixion" etc …

Durant ses études gréco-latines, Paul Delvaux, fut profondément influencé par son professeur, à tel point qu'il a toujours conservé pour l'histoire et les architectures grecque et romaine un intérêt constant qu'il n 'a cessé de transposer dans quantité de compositions avec une exactitude surprenante: "Le canapé vert", "Le rendez-vous d'Ephèse", "Pompéi" …

Après avoir participé à quelques expositions internationales, avec André Breton notamment, et préparé de nombreux décors de théâtre, le professeur de peinture monumentale à l'Ecole nationale supérieure d'Art et d'Architecture (La Cambre 1950 à 1962) s'impose progressivement après 1945, même si la crudité apparente de certaines images heurte encore quelque peu le public. Les rétrospectives et les cérémonies d'hommage sont innombrables. Il figure parmi les tout grands ambassadeurs culturels qu'a produits la Belgique.


Inlassablement, Paul Delvaux travaille, étudie les sujets, multiplie les esquisses et les grands dessins indispensables selon lui à la réussite de la phase finale: la peinture.

Doué d'une mémoire visuelle prodigieuse, l'artiste nous fait revivre l'époque de son enfance, celle des gares et des trains, qui occupaient une place importante dans la vie de la société d'autrefois.

La lumière, élément impalpable, intrigue et intéresse le peintre, de nombreux tableaux naissent où cette lumière étudiée de façon très attentive renforce le mystère et la poésie de l'oeuvre par le biais d'un personnage, d'une lampe, issus d'une autre époque: "Chrysis", "La messagère du soir"…


Au fil des années, la composition des oeuvres évolue et même si, ayant quelquefois représenté l'Homme - "Le récitant" - Paul Delvaux reste fidèle à la Femme à laquelle en définitive son oeuvre est un sublime hommage.

Paul Delvaux est le peintre du rêve et de la poésie. Il nous invite à les partager, et nous offre une quantité de possibilités d'évasions, nous propose mille voyages, mais nous laisse cette merveilleuse alternative, qui est la liberté d'un choix, fait en fonction de la réceptivité de chacun.


Bibliographie:

2010: Paul Delvaux. Aux sources de l'œuvre. Laura Neve. Éditions Racine Bruxelles, Belgique.
2009: Paul Delvaux. Peintre des gares, Régine Rémon (dir.). Luc Pire Bruxelles, Belgique, 144 p.
1992: Paul Delvaux et l'essence de la peinture, Marcel Paquet. Éditions de La Différence Paris.
1991: Promenades et entretiens avec Paul Delvaux, Maurice Debra. Éditions Duculot Louvain-la-Neuve, Belgique.
1987: Collection P. Delvaux, Martigny. Fondation Pierre Gianadda Suisse.
1985: Delvaux, Barbara Emerson. Fonds Mercator/Albin Michel Anvers, Belgique/Paris.
1983: Paul Delvaux, Son œuvre aux Musées royaux des beaux-arts de Belgique à Bruxelles, Suzanne Houbart-Wilkin. Éditions Mardaga Wavre, Belgique.
1980 (1991): «La Femme de cire du musée Spitzner», François Rivière et Andreas, À suivre, n° 30, juillet 1980, p. 59-66. Reprise dans Révélations posthumes, Bédérama, 1980 ; Delcourt, Collection «Conquistado» 1991.
1976: Paul Delvaux, Oeuvre Gravé, Mira Jacob. André Sauret, Monaco, 168 p. Comporte 2 lithographies originales (jaquette et frontispice tirées par Mourlot)
1975: Delvaux, Catalogue de l'œuvre peint, Michel Butor, Jean Clair et Suzanne Houbart-Wilkin. Cosmos Monographies, Bruxelles, Belgique, 354 p.
1972: Paul Delvaux, Collection «La Septième Face du Dé», Antoine Terrasse, Éditions Filipacchi Paris, 81p.
1971: 7 dialogues avec Paul Delvaux, Jacques Meuris. Éditions Le Soleil Noir, Paris, 137 p., comporte 5 eaux-fortes orig. de Paul Delvaux (1 en couleurs et 4 en noir), signées par l'artiste et justifiées sur 150 ex. sur papier Vélin BFK Rives, réalisées sur les presses de Lacourière-Frélaut. Format des gravures: (1x) 29,5x21,2 (2x) 29,3x21,2 (1x) 29,3x19 (1x) 14,5x11,5 cm. Format du papier: (5x) 38x28 cm.
1967: Les Dessins de Paul Delvaux, Alex Grall (dir.). Éditions Denoël et Paul Delvaux, 60 p., comporte 1 lithographie originale en couleur de Paul Delvaux "Les Rideaux Mauves", signée par l'artiste et justifiées sur 100 ex. sur papier Vélin de Lana, réalisées sur les presses de R. Kayser, Bruxelles. Format: 37,7x28 cm.
1945: Paul Delvaux ou les Rêves éveillés. Vingt-huit reproductions de tableaux et un portrait du peintre. Bruxelles, La Boétie, René Gaffé. In-8°, 38 p., 29 planches hors texte.



 
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